Beaucoup d'activités ce week-end malgré une météo très difficile, Les Cigognes ont bravé la pluie, la grêle, le vent et même la neige.
Sur la côte Atlantique, Aude représentait la Cigogne sur le marathon de San Sébastian.
Après une préparation longue et minutieuse le jour J est finalement arrivé mais la fête fût malheureusement gâchée par une météo dantesque.
Aude a dû affronter le froid, la pluie et même la grêle durant les 42.195k, des conditions qui ont mis le corps à rude épreuve.
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Un défi relevé de belle manière puisque notre compétitrice franchit la ligne d'arrivée en 4h19, une belle prestation sur un marathon loin d'être plat et avec de telles conditions.
Voici son résumé:
Pour une
préparation en 4h15 et les aléas de la météo, je suis relativement satisfaite.
Le départ se passe bien, une ambiance un peu fraîche et morose à cause d’un
nombre limité de coureur cause pandémie, tout va très bien pour moi, je trace,
un peu trop vite comme d’habitude, la pluie est présente mais supportable, je
retrouve mon fils au 7 ieme puis au neuvième kilometre et cela me fait du bien car bizarrement je suis
très seule, pas pour longtemps car les lièvres du 4H et leur troupeau de
coureurs me rattrapent royalement,
j’accroche jusqu’au ravitaillement ou pour ces coureurs bioniques cela ne
semble pas nécessaire, je me dis « ma
foi, tant pis pour eux, pour moi c’est une nécessité pour tenir », je passe la
baie de la Concha que j’adore avec une mer déchaînée ( j’ironise dans ma tête
« c’est chaud! mais il fait froid! »),je
continue passe le semi en 2h01 selon le chrono, tout va bien, ça suit, mes
jambes suivent, mon moral encaisse le froid et cette fichue pluie qui se
maintient, retour au 27 ieme kilomètre et rencontre de nouveau mon fils, on se
sépare pour 2 kilomètres , 2 kilomètres de grêle qui refroidisse l’atmosphère,
pique le corps endoloris par l’effort et la résistance au froid, je m’arrête
pour reprendre mes esprits, une fille que je visais depuis le départ et que
j’avais enfin doublée m’interroge, «
tout va bien? » mais je garde ma fierté et lui répond poliment que «
oui, tout va bien ».
Un peu plus loin, je retrouve Diane , la fille doublée précédemment qui craque, elle pleure, marre de ce temps, son chrono est foutu, je lui dit qu’il
nous reste 12 bornes et que c’est comme une sortie du mardi, et je lui propose
de le finir ensemble, Oscar que nous retrouvons au 32 ieme et 37 ieme km nous
asperge à ma demande de « reflex » je
sens enfin mes jambes, Diane découvre le produit magique et apprécie, elle
accélère, je ne la suis plus, elle m’attend, et la grêle aussi, elle nous tient
durant tout le passage indésirable dans la partie résidentielle moche du
parcours, mais ça passe.
On s’arrête au
dernier ravitaillement, hélas uniquement liquide, j’absorbe avec une légère
crainte du power rade c’est sucré, très buvable dans les circonstances et nous
voilà sur la fin, on accélère sans parler, après tout on est des guerrières
non?
Je préviens
Diane qu’il faudra faire un dernier tour de l’extérieur du stade puis juste un
demi tour de piste, elle encaisse l’info, c’est dur d’être tout prêt et de ne
pas pouvoir encore atteindre l’arrivée.
Ça y’est on
passe l’arche main dans la main ( la pandémie n’existe pas à ce moment là), on
se fait l’accolade et on se remercie mutuellement.
Le froid
m’envahit, j’ai un kilomètre à marcher seule afin de retrouver ma petite
famille, je me perds, je pleure, je n’arrive pas à utiliser mon téléphone
tactile qui n’accepte plus mes doigts gelés, une dame m’aide et Oscar me
retrouve direction douche et cidrerie la boucle est bouclée.
De mes cinq
participations à des marathons, de mémoire celui ci fut vraiment le plus dur,
c’est fini, 12 semaines de préparation par choix seule et parfois accompagnée
de Regine et Oscar, fière non, contente je le suis, et heureuse aussi de
revenir courir avec les supers membres
du MCP, enfin!!!
Félicitations
Aude, celui la il compte double.
Il y avait également du trail dimanche, à l'autre extrémité de la chaine de Pyrénées.
Fabienne, Claude, Patou et David découvraient l'Ultrera trail sur la distance de 20k et 1000mD+.
Un superbe parcours sur le relief des Albères et une organisation minutieuse, de quoi passer un bon moment malgré un vent glacial.
Fabienne et David terminent ensemble en 2h42 à la 99e et 100e place sur 192 avec en prime une première place de Fabienne dans sa catégorie.
Patou et Claude suivent à quelques minutes à la 133e et 153e place.
A l'entraînement également c'était une journée trail.
Un beau parcours de 10,5k et 600mD+ tracé par Thomas C a permis aux participants de profiter des premiers flocons sur les sentiers de Montgailhard.
Ces sorties d'entrainements à l'extérieur seront organisées une fois par mois.