dimanche 3 octobre 2021

La grande traversée

Les 100 miles, La grande Traversée, La traversée ..... peu importe le format, l'aventure est exceptionnelle sur cette épreuve très appréciée par les coureurs de Mazères Course Pédestre.

Depuis la 1ère édition en 2014 bouclée par Michel et David, plusieurs coureurs ont pris le départ de cette superbe aventure qui consiste à relier la plage d'argelès depuis Font Romeu, Vernet les Bains ou Arles sur Tech en fonction du format choisi.

Fabienne, Claude, Maxime et Boris ont déjà franchit le ligne d'arrivée sur la plage d'Argelès.

Cette année c'est Pierre S qui seulement 2 mois après le 100k de l'UltrAriège a pris le départ du 120 kilomètres et ses 5980 mD+.

Départ vendredi à 17h30 de Vernet les Bains pour attaquer directement la montée vers le refuge des Cortalets, 10k et 1500 mD+ pour se mettre en jambe avant d'attaquer la nuit. 

Pierre S respecte parfaitement son plan de course durant la nuit, après un passage à la 31e place au refuge  Estagnyol,  il fait une belle descente et arrive à la base de vie de Arles sur Tech à la 29e place.


La nuit se passe plutôt bien et il effectue une belle remontée, 20e à Montalba et 19e après la rude montée du "Puit à glace".

Apres le passage à Las Illias, Pierre arrive à la deuxième base de vie avec le lever du soleil et retrouve Marion et Esteban

Le comité d'accueil est en place avant la base de vie

Juste avant le lever du jour, Pierre cogne violemment une racine avec le pied, une petite erreur sûrement due à la fatigue de la nuit. Ce choc aura malheureusement des conséquences sur sa fin de course.



Marion et Esteban sont aux petits soins pour réconforter leur champion avant d'attaquer le dernier tiers de course.

Apres avoir enfilé des vêtements secs, Pierre repart pour le col de l'ouillât, une belle montée de 9k et 600 mD+. 
La montée est rapide et Pierre rejoint Marion toujours à la 20e place.

C'est ensuite une longue descente vers "Vallée heureuse" et le début des problèmes.

Le choc de la fin de nuit a réveillé une violente douleur qui bloque le releveur du pied et handicape totalement la foulée de notre traiteur.
Impossible de courir désormais, Pierre arrive au ravitaillement affaiblit et marqué par la douleur.

L'idée de l'abandon est même envisagée, le réconfort de Marion et d'Eteban lui redonne le courage nécessaire pour repartir.

Maintenant, on ne parle plus de physique mais de mental. Chaque pas est une épreuve et la douleur augmente avec les kilomètres.

Pierre arrive au ravitaillement de La Vall épuisé et marqué, il retrouve Claude et David qui l'accompagneront sur la fin de course et tenteront de lui faire oublier la douleur.




La dernière descente jusqu'a la chapelle San Llorenç est tres technique.

c' est une véritable épreuve, au mental et les dents serrées, Pierre arrive enfin à la route qui mène au port (un tour interminable) et à l'arche d'arrivée qui approche doucement.

Des coureurs passent, peu importe le classement, l'objectif reste toujours de rammener le dossard sur la ligne d'arrivée.





Pierre franchit la ligne avec Esteban à la 38e place sur 129 partants, un réel exploit avec une blessure et une douleur intense sur un tiers de la course.

Cette course restera une référence pour les prochains défi qui ne vont surement pas tarder à se profiler.

La résistance et la capacité à trouver la motivation malgré des conditions difficiles restent les éléments incontournables pour l'ultra distance.

Place au repos et à la récupération.




BRAVO CHAMPION

La course vue de l'intérieur

Résumé de Pierre

Celle-ci aussi je l’avait coché … La grande traversée.

Après l’UltrAriège, qui m’a permis de découvrir ce qu’était de courir sur une longue distance, me voici devant une nouvelle inconnue : passer une nuit (mais pas dans mon lit 😅).

L’attente avant le départ me semble long, je n’ai qu’une envie : prendre le départ avec une retrouvaille de l’UltrAriège : Stéphane.

Et d’entrée ça monte, la plus grande bosse de la course mais cette fois ci je suis bien, très bien même, mais lors d’une chute je casse un bâton et je comprends que la course se fera sans.

Ok ! je vais essayer de faire 120k sans bâtons, ça me préparera pour la suite 😉               

Sachant que David et Claude devraient venir me voir, j’appelle quand même ma femme en lui demandant de transmettre un message : demander à David qu’il emmène les siens, on ne sait jamais ; il faut que franchisse la ligne !

Tout va bien, j’arrive au ravito, ma famille est là, c’est comme une récréation, on fait une pause, on mange, on boit, on discute que ça fait du bien mais je ne tarde pas trop, il me reste environ 80k.

Je reprends la route avec mon binôme, et me voilà face à cette inconnue, on discute, la nuit est calme, la météo plus que parfaite, je me régale.  Mais Stéphane se fait très mal lors d’une chute et je dois donc continuer seul le reste de la nuit.

Je sais qu’il me reste à peu près 20k avant d’arriver au ravito du Perthus et de retrouver ma famille ainsi que Claude et David (las dos Maquinas).

Tout se passe bien, la fatigue commence à se faire ressentir, le jour commence à apparaitre, ainsi qu’une petite douleur sur le cou-du-pied.

Je suis un peu dans mon monde lorsque j’aperçois David et Claude, ainsi que ma famille ; quel bonheur !!!!!!

On marche un peu ensemble, on papote, on me dit que je suis pas trop mal classé, je me remplis de bonnes ondes 👌🏻

Mes 2 coachs perso me préparent à la fin du chantier, je ne prends finalement pas les bâtons de David, j’ai décidé durant la nuit, que je ferai sans.

La descente du col de l’Ouillat, qui mène à la vallée heureuse, est compliquée, la petite douleur s’est transformée en gros problème.

Je ne peux plus courir, je marche, je marche avec ce sentiment de déjà-vu.

Je me dit au prochain ravito, j’arrête ; je suis énormément déçu 😥

Quand j’y arrive, j’annonce ma décision à Marion, elle,  ainsi que quelques bénévoles et coureurs présents me poussent à continuer.

Sachant que ça faisait déjà 10k que je marchais et qu’il en reste 16k ….. ça va être long 😓.

Je me suis pas trompé, c’est long, c’est douloureux, c’est dur et là, je vois les 2 coachs qui viennent à mon secours, qui viennent m’emmener à la ligne, il est difficile de trouver les mots pour expliquer ce que je ressens à ce moment précis (mais à mon échelle, c’est comme tomber sur de l’eau en plein désert).

On « repapote », on rigole, on marche tous les 3, et David m’annonce que mon fils et Marion arrivent aussi à mon secours.

Nous voilà maintenant 5, le long de la mer et au vu des encouragements …. je dois avoir triste mine😂

Je passe la ligne avec mon fils , comme la dernière fois je suis soulagé et heureux, mais je ne pense pas à la prochaine 😂

 

Une fois de plus,  « cette course individuelle » s’est transformée en sport collectif grâce au soutien et à l’aide de nombreuses personnes.

Merci à vous tous !!

Et mention spéciale aux Makinas 🙏🏻👍🏻




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Ce dimanche, un entrainement était proposé sur les sentiers de bonnac.

Une belle équipe joyeuse et performante



Qui porte beaucoup d'attention à la récupération.







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