mardi 12 juin 2018

Boris à la 6666


"Petit retour sur la 6666 après 2 jours difficiles pour récupérer....


On m'avait averti de la difficulté de cette course mais elle m'attirait quand même... 5h45 briefing où Guillon nous donne des conseils (et pas des moindres) et averti sur le climat d'aujourd'hui. 6h00. Départ tranquille mais pas assez (je vais m'en rendre compte plus tard). J'avais eu des conseils de Greg et m'avait dit de faire très attention au départ de ne pas m'enflammer jusqu'à Lamalou car le reste était très coton... Surtout sous la chaleur... Temps pourtant idéal couvert mais lourd, tout va bien discussion entre conçurent, un gars me dit qu'il a fait pas mal d'ultra et l'ayant déjà fait qu’il trouve celle-ci une des plus dure de France....?! (aaaah) bon on va donc faire comme d'hab ma popote dans mon coin en essayant de ne pas faire cramer le fond de la casserole...


1ere grosse descente tout va bien on descend sur un bon (trooooop) rythme et puis vient une belle montée sur le mont pelé (c’est le nom que je lui ai donné car tout est cramé et pleins de caillouxxxx) sous un soleil enfin levé... Et il fait très très chaud... Humide... Caillouteux... Sans air. Pas habitué à ce genre de climat... Et là, la casserole commence à accrocher... Descente raide car la bas même les descentes montent...?! Je sens que ça se complique... Je n’ai pas assez bu et les quadris ce crampe tout seul... (1ere fois que je vois ça) le genou me fait très mal à force de trop gérer mes quadris et puis une 1ere dès que je bois l'envie de vomir me prend.... Aiiiiieee... 


Mon petit il va falloir etre costaud car je sais que le reste est solide surtout une descente ou il est interdit de courir.... Ta tout compris... Décision rapide de prendre mon temps et d’attendre un pote qui n’est pas loin et gazzzz... Faut pas réfléchir... Je l'ai voulu.. 


Alors il faut le faire... On repart à 2 dans une montée... Qui monte. Sous un soleil... Qui chauffffffffeeee... Puis la descenteeeeee de l'enfer quand ta plus de quadri et bcp de crampe... Enfin bref un calvaire... Dans ma tête c'est le bordel... Je sais plus quoi faire... En tout cas ne pas abandonner... On va faire poc à poc... Un pas après l’autre attendre la nuit et ça va passer... C'est dur c'est chiant c'est nul..... Bref la base de vie...je prends mon temps lis mes messages d'encouragement...massage...essai de manger... Et on repart pour finir ce bordel. 


Le reste ne sera qu'une belle et longue souffrance avec mes jambes de plomb l'envie de dormir (au passage petite sieste à la belle étoile au milieu de bruits bizarre) autant de belle petite montée et descente... avant dernier ravito... Faut pas trop se poser... Poc a poc... Dernier ravito, même là il faut monter pour arriver à ce ravito..... (mais Antoine ça sert à rien ça...?!) Final sur les hauteurs de Roquebrun où t'arrive jamais...puis sous le regard du métronome Guillon on passe la ligne en 24h30...la casserole a cramé... Pas grave...


 J'ai quand même pris mon pied. Au final pas mal d’abandon 60% il me semble, une belle et très dure course qui va me servir pour la suite. Maintenant je sais comment on remet l'église au centre du village en 24h30..."

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